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Agence antidopage : THC et cannabis toujours interdits

La légalisation du cannabis dans de nombreux pays a probablement participé à la démocratisation de sa consommation. Malgré cette hausse d’usage, la plante reste toutefois prohibée dans certains secteurs. C’est notamment le cas au niveau du sport de haut niveau et de compétition. Cependant, la suspension de Sha’Carri Richardson des Jeux olympiques d’été de 2021 a permis de relancer le débat sur le sujet. Pour rappel, l’athlète américaine (alors âgée de 21 ans) a fait face à ce problème suite à un test de dépistage positif au THC. Pourtant, les défenseurs du cannabis sportif continuent de prôner les bienfaits présumés de la plante. Alors, où en est la situation à l’heure actuelle ? Les détails.

AMA : le cannabis toujours en ligne de mire 

La liste des interdictions de l’Agence Mondiale Anti-dopage (AMA) maintient jusqu’à ce jour le cannabis et le THC comme étant des substances prohibées en et hors compétition. Seule exception : si l’athlète dispose d’une autorisation d’usage à des fins thérapeutiques approuvée. La violation de cette règle pourrait alors entraîner une sanction.

La sprinteuse Sha’Carri Richardson en a notamment fait la mauvaise expérience lorsqu’elle a été écartée avant les JO d’été après un contrôle positif au THC. Cependant, le débat sur le changement de statut du cannabis est omniprésent dans le milieu sportif. Ce genre de situation représente alors un moment idéal pour revoir les motivations de l’AMA quant au maintien de la marijuana parmi les produits interdits. 

Retrouver la version complète du rapport de l’AMA à ce sujet ici. Mais pour résumer, cette organisation maintient jusqu’à l’heure actuelle le cannabis parmi les stupéfiants interdits en compétition pour trois principales raisons.

  1. Elle note premièrement la mise en danger de l’athlète à l’égard de sa propre personne et de ses coéquipiers. En effet, la consommation de marijuana pourrait conduire à :
  • Une sensation d’euphorie (associée à une prise de risque accrue) ; 
  • Un ralentissement des temps de réaction ;
  • Des troubles cognitifs (en particulier au niveau des fonctions exécutives).  
  1. Ensuite, l’AMA rapporte également une amélioration des performances grâce au cannabis. Elle se baserait dans ce cas sur des preuves scientifiques (sur les animaux et les humains). Elle prendrait mêmement en considération les entretiens avec des athlètes et les expériences sur le terrain pour déterminer cette propriété de la plante. 
  2. Et enfin, elle aborde les risques délétères du cannabis sur la santé. Étant des personnalités influentes, les athlètes pourront alors donner le mauvais exemple aux jeunes du monde entier en ayant recours à ce stupéfiant.
Photo de cannabis et sport

Le THC n’affecterait pourtant pas les performances

Pour rappel, Richardson a échoué au test de dépistage qui démontrait la présence de THC dans son organisme. Et justement, cette molécule (le plus célèbre cannabinoïde de la plante Cannabis Sativa) se retrouve au centre du débat actuel. Son effet psychoactif n’est par exemple plus à démontrer. La question réside plutôt dans le fait que le THC augmente ou non les prouesses athlétiques dans le cadre d’une compétition. Jusqu’à aujourd’hui, les avis diffèrent grandement. Si certains relatent uniquement des propriétés relaxantes, d’autres parlent d’une sensation d’euphorie qui boosterait l’énergie du sportif. Pour son cas en particulier, Sha’Carri Richardson affirme avoir eu recours à la marijuana uniquement pour l’aider dans son deuil suite à la perte récente de sa mère. 

De plus, le cannabis ne fait pas partie des stéroïdes anabolisants. Il ne s’agirait pas non plus d’une hormone de croissance. En d’autres termes, la substance ne permet pas à l’athlète d’améliorer ses performances globales sur le terrain. Bien au contraire, il aurait pour résultat de « ralentir », non pas d’« accélérer ». 

De l’autre part, il est également à noter que le rapport de l’Agence Mondiale Anti-dopage date tout de même de 2011. Depuis, différents chercheurs ont publié plusieurs autres articles de synthèse qui mériteraient davantage d’attention. On ne pourrait notamment pas ignorer l’appui offert par le cannabis dans l’amélioration de la santé mentale globale. Cela peut être intéressant dès lors où l’athlète fait face au stress négatif. En effet, il est bien connu que les sécrétions d’hormones peuvent dans ce cas provoquer une suite de désagréments qui peuvent par la suite nuire au bien-être du sportif sur le terrain. On parle entre autres de l’accélération du rythme respiratoire et cardiaque, mais aussi des troubles digestifs et de l’augmentation de la tension musculaire.

Routine sportive, le cannabis pourrait aussi être un bon complément 

Les études à disposition des athlètes aujourd’hui ne sont pas encore suffisantes pour démontrer les effets réels de la plante dans le cadre d’un entraînement. Parfois, on retrouve même des résultats contradictoires quant à son action concrète sur le corps. 

En l’absence d’informations claires et nettes, les professionnels ne sont donc pas encore en mesure de donner un avis irréfutable sur l’efficacité du cannabis ou non dans une compétition. Néanmoins, il est déjà possible de se référer à certaines recherches qui ont démontré les vertus potentielles de la marijuana pour établir — temporairement — un lien possible entre sport et cannabis

Parmi les domaines d’application éventuels de la plante, on peut par exemple citer le traitement des spasmes musculaires. En effet, le cannabis a montré des résultats positifs dans l’atténuation des symptômes de maladies comme la sclérose en plaques ou la maladie de Parkinson. Ses avantages pourraient également s’étendre aux athlètes souffrant de spasmes. Les propriétés anti-inflammatoires à l’origine de cet effet pourraient aussi s’avérer bénéfiques pour la récupération musculaire

D’autant plus que le THC participerait aussi à l’amélioration du sommeil grâce à ses effets anxiolytiques. Et nous savons déjà qu’un repos suffisant est primordial pour combattre les effets négatifs induits par l’exercice physique (courbatures, inflammation, fatigue diurne…).

N’est-il donc pas temps de le retirer de la liste des produits dopants ? 

C’est là tout l’enjeu du débat. Mais le fait est que les preuves scientifiques à ce sujet sont contradictoires. Elles ne sont pas non plus suffisantes pour statuer. Il y a également les risques de la consommation de cannabis pour la santé qu’il convient de prendre en compte.

De l’autre côté cependant, on assiste à un changement de statut de la marijuana dans la société. De nos jours, l’utilisation de la plante se démocratise progressivement. Non seulement sur le plan social, mais aussi sur le plan culturel. De plus en plus de pays se lancent pareillement dans un processus de légalisation de cannabis. Et ce, que ce soit à des fins thérapeutiques ou récréatives. 

Certains professionnels du milieu du sport de haut niveau jugent alors « insensée » la décision de l’AMA d’interdire son usage aux athlètes. Ces derniers ne pourront pas profiter de cette liberté d’exploiter les bienfaits présumés de la marijuana. Pour eux, le cannabis n’aurait donc pas sa place dans la catégorie des stéroïdes et autres stupéfiants tout simplement parce qu’il n’existe aucune preuve avérée quant à sa capacité à améliorer les performances. Il s’agit tout simplement de promouvoir le bien-être général des athlètes. 

Néanmoins, l’Agence Mondiale Anti-dopage reste sur sa position. Le cannabis et le THC resteront sur la liste des interdictions pour 2023, au même titre que le tramadol. Cela démontre par la même occasion une volonté de ne pas céder à la pression médiatique autour de ce débat.

Photo de cannabis anti-dopage

Cannabis et athlétisme : le CBD à la rescousse ? 

À l’inverse du THC, le CBD n’a aucun effet psychotrope. Il reste également 100 % sûr pour la santé. Contrairement aux autres cannabinoïdes de la plante Cannabis Sativa, le CBD ne fait d’ailleurs plus partie des substances interdites en compétition par l’Agence Mondiale Anti-dopage depuis janvier 2018. La commercialisation massive de ce composant de la marijuana en est certainement pour quelque chose. L’engouement des consommateurs face à lui a, de l’autre part, alimenté une course pour étudier ses propriétés et ses bienfaits potentiels. 

Dans le cadre d’un entraînement sportif en particulier, les avantages seraient nombreux. Une étude publiée sur le National Library of Medicine parlent par exemple de plusieurs propriétés bénéfiques. À savoir entre autres les effets anxiolytiques, antidépresseurs, neuroprotecteur, anti-inflammatoires et antioxydants. Ces vertus peuvent être d’une grande aide vis-à-vis de la récupération musculaire chez les athlètes. Et ce, au cours d’un entraînement régulier et intense, mais aussi lors de la compétition.

La clé : se servir du cannabis (et surtout du CBD) convenablement

Si vous souhaitez profiter des nombreux bienfaits du cannabis dans votre routine de compétition, l’option la plus judicieuse reste encore de se tourner vers le CBD. La méthode de consommation à privilégier dépendra de vos préférences personnelles. Afin d’atténuer le niveau de stress et d’anxiété avant l’entraînement, vous pouvez par exemple déposer sous la langue 3 à 4 gouttes d’huile de CBD. Pour le meilleur résultat, procédez à cela environ 30 minutes à 1 heure avant de commencer l’exercice. Vous pouvez également l’ajouter à vos préparations liquides (smoothies et shakes). Le CBD fonctionnera dans ce cas de la même manière que les gélules. 

Une autre utilisation possible du cannabis dans le sport consiste à opter pour la crème décontractante au CBD. Parfaite pour une action ciblée, cette application topique offrirait un soulagement efficace au cours de la récupération sportive. Suivez le lien pour découvrir notre article sur le sujet. Et pour d’autres astuces encore, vous pouvez parcourir notre blog spécialement dédié au CBD et sport. 

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